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13/12/2004
La tournée "Re-Invention tour" de Madonna domine 2004
MONTREAL - (AgenceNews - Coll. Spec. par Marc Gadoury) Madonna domine la liste des tournées les plus rentables de 2004.
Selon les chiffres révélés par Billboard Boxscore, la tournée mondiale Re-Invention a généré des recettes de 125 millions $US. Sur 56 spectacles, 55 ont été donnés à guichets fermés pour une moyenne de 2,23 millions $US par concert.
La tournée Musicology de Prince, qui a attiré 1,5 million de personnes, suit en deuxième position avec des recettes de 90,2 millions $US.
Shania Twain occupe la troisième position avec des recettes de 62,5 millions $US.
Le reste du top 10 est composé de Simon & Garfunkel ($59 millions), Metallica ($53, 8 millions), Bette Midler ($53,3 millions), Sting ($52,4 millions), Kenny Chesney ($49,3 millions), David Bowie ($46 millions) et Toby Keith ($44.3 millions).
Le spectacle permanent de Céline Dion au Colosseum du Caesars Palace à Las Vegas a rapporté des recettes de 77 millions $US. Si le spectacle était présenté en tournée, il occuperait le troisième rang de ce palmarès.
Plus d'informations sur la tournée "Re-Invention Tour" ici:
Le micro-site non-officiel francophone de la Madonnatheque (vous y êtes!)
Le micro-site officiel sur Madonna.com
14/09/2004
Madonna a mis un terme à sa tournée mondiale
LISBONNE - Madonna a achevé sa tournée mondiale à Lisbonne. Le «Re-Invention Tour», entamé en mai dernier à Los Angeles, aura été vu par près de 900 000 spectateurs. Les billets se sont arrachés le plus souvent en un temps record.
De l'Amérique du Nord à l'Europe, Madonna a fait salle comble dans la plupart des villes où elle s'est produite. La pop star aura donné 56 concerts, ont indiqué les promoteurs de la tournée. En Europe, elle a fait halte à Manchester, Londres, Dublin, Paris et Arnhem. Le premier de ses deux concerts à Lisbonne a attiré 15 000 personnes.
Madonna restera dans la capitale portugaise jusqu'à mercredi pour peaufiner le tournage du DVD de la tournée, attendu au début 2005. Elle ira ensuite en Israël pour une visite des lieux saints du judaïsme et une retraite spirituelle à l'occasion du Nouvel an juif célébré à la mi-septembre.
03/09/2004
Madonna a donné le premier de ses quatre concerts à Paris-Bercy
PARIS (AFP) - Madonna a donné mercredi soir devant 15.000 spectateurs le premier des quatre concerts programmés cette semaine au palais omnisports de Paris-Bercy dans le cadre de sa tournée mondiale, le "Re-Invention Tour".
Durant environ une heure quarante, la chanteuse a livré un véritable show à l'américaine, avec danseurs, écrans géants, trapézistes et passerelle installée au-dessus du public.
Beaucoup plus sage et moins provocatrice qu'il y a quelques années, Madonna, devenue une fervente adepte de la Kabbale (courant ésotérique juif), a interprété certains de ses tubes, comme "Papa don't preach", "Material girl" ou "Like a prayer".
Elle a également fustigé la guerre dans son spectacle à grand renfort d'images de soldats américains sur le front et d'enfants blessés. Elle a aussi repris la chanson "Imagine" de John Lennon devant l'image géante de deux enfants, un Israélien et un Palestinien, marchant côte à côte.
Pour ses trois autres dates parisiennes, jeudi, samedi et dimanche, Paris-Bercy affiche également complet.
Il s'agit de la première tournée mondiale de Madonna depuis 2001. Le "Re-invention Tour", qui a débuté en mai aux Etats-Unis, avait fait étape en août à Manchester, Londres et Dublin.
Après Paris, Madonna achèvera sa tournée par deux dates à Arnhem, aux Pays-Bas, les 8 et 9 septembre, puis deux autres au Portugal, à Lisbonne, les 13 et 14 septembre.
Madonna électrise Bercy
PARIS (AP: PAR JEAN-MICHEL COMTE) - Plus de 15.000 personnes ont fait un triomphe à Madonna mercredi soir au Palais Omnisports de Bercy, pour le premier de ses quatre concerts parisiens. Un show impressionnant de près de deux heures, impeccablement réglé.
Après avoir patienté de longues minutes en applaudissant notamment Jean-Paul Belmondo parmi les spectateurs, les fans de la "Material Girl" ont pu apprécier dès les premières minutes la mise en scène grandiose de cette tournée "Re-invention Tour".
Des écrans vidéos géants ont d'abord montré une Madonna aux yeux tristes, vêtue de rouge, masquée de bijoux, aux gestes saccadés, puis un loup sur l'écran, avant que les panneaux ne s'écartent pour laisser apparaître la star s'élevant sur un piédestal.
Cheveux blonds frisés, bustier bleu à paillettes, short noir et bottes jusqu'aux genoux, elle a fait le poirier avant d'entamer son premier tube, "Vogue".
La suite du spectacle a été une succession d'une vingtaine de décors et de tableaux créés par les écrans vidéos, sur lesquels défilaient des centaines de photos ou clips: radiographies médicales sur "Die Another Day", lettres hébraiques et symboles kabbalistiques, images pieuses, vidéo de Madonna elle-même très sexy en blanc sur "Bedtime Story".
Très applaudie, mais sur un fond vidéo pas toujours de bon goût -des images de guerre, de cadavres, d'enfants blessés alors que la foule dansait en rythme-, la chanson pacifiste "American Life" a vu Madonna apparaître en treillis militaire, au milieu de danseurs vêtus en soldats ou en religieux (rabbins, évêques, mollahs), sur une grande passerelle s'avançant au milieu de la salle. Sous un compte à rebours, l'écran vidéo derrière elle a conclu la chanson en montrant un drapeau américain, un sosie de George Bush posant la tête sur l'épaule d'un sosie de Saddam Hussein, puis l'écran recouvert de sang rouge.
Plus ludiques, des danseurs et danseuses, jongleurs de feu, skate-boardeurs, acrobates, danseurs de claquettes, trapézistes ont animé la scène tout au long du spectacle, Madonna elle-même, très en forme dans ses danses et contorsions sur un tapis roulant, apostrophant la foule en français par un "Est-ce que vous vous amusez bien ce soir?" ("Ouiiiiiiii!", ont répondu les fans).
A 46 ans, la plus sexy des pop-stars a changé à plusieurs reprises de costume, apparaissant en pantalon et feutre noirs pour interpréter à la guitare "Nothing Fails" ou "Imagine" de John Lennon, "qui aurait pu avoir été écrite aujourd'hui", a-t-elle dit, avant que les spectateurs ne brandissent religieusement dans le noir leurs briquets allumés pendant la chanson, sur des images d'enfants de tous pays.
Après encore quelques images christiques et allusions visuelles à la Kabbale (la tradition juive qui a changé sa vie ces dernières années), Madonna Louise Ciccone a conclu son spectacle en rythme, revisitant "Get Into the Groove" avec des danseurs en kilt (à la fin, elle et eux ont soulevé leur jupe et montré l'arrière de leur culotte où chacun avait une lettre dorée, le tout faisant le mot "Freedom"), puis un "Papa Don't Preach" très dynamique.
La star a ensuite jeté à la foule son T-shirt noir sur lequel était inscrit "Kabbalists Do It Better" (Les Kabbalistes le font mieux), puis a terminé son spectacle avec ses danseurs à nouveau sur la passerelle géante, en interprétant "Holiday" alors que des canons à confettis faisaient pleuvoir du blanc et du rouge sur tout le public.
Il n'y a pas eu de rappel, les deux grands panneaux vidéos de la scène se refermant sur ces mots, thème de la tournée: "Re-invent Yourself".
La Madonne de Bercy se produira à nouveau au POPB jeudi, samedi et dimanche.
Madonna a montré tout son savoir-faire
PARIS - (Le Parisien: Coll. Speciale de Sébastien Catroux)NOMBREUSES sont les chanteuses qui se réclament de l'« oeuvre » et de l'attitude de Madonna, tentant désespérément de présenter aux publics du monde entier des shows d'une envergure comparable à celle de l'Américaine.
Mais dans son genre, la Madonne, en concert hier et pour quatre soirs au Palais omnisports de Paris-Bercy, écrase toutes ses rivales. D'ailleurs le tout-Paris s'était déplacé pour elle, comme Jean-Paul Belmondo, ovationné tandis qu'il descendait à grand-peine les marches des gradins pour aller s'installer non loin de la scène.
Madonna a prouvé qu'elle demeurait la maîtresse incontestée du concert à grand spectacle. Même si cette virtuosité aux allures impériales pouvait parfois susciter un léger écoeurement. Comme annoncé, Madonna, 46 ans, a voulu montrer qu'elle avait mis la pédale douce sur le sexe et se consacrait désormais à la politique, depuis son album « American Life » sorti en 2003. Pourtant, dès le début du concert, il était question de corps emmêlés, d'ambiances moites et vaguement sado-masochistes.
Un terrain connu, donc, tandis que la foule amassée dans la fosse du Palais omnisports se régalait de « Vogue » ou de « Frozen » et qu'une forêt de bras levés suivait la chanteuse dans ses déplacements. Dans ce registre, Madonna sait y faire. Cultures urbaines et cabaret En revanche, les images accompagnant la chanson « American Life » - dont le clip, représentant des sosies de George W. Bush et de Saddam Hussein, avait été censuré - présentaient un caractère nouveau. Tirées de flashs d'informations, elles présentaient sur écrans géants des corps déchirés, une mère pleurant son enfant ou des hélicoptères en pleins bombardements. Malgré une certaine beauté formelle, un malaise pointait à voir Madonna danser en manipulant un fusil, tel un bon petit soldat.
Drôle de conception du pacifisme en effet que la sienne, consistant à montrer crûment ce qu'on veut dénoncer, tout en en tirant un bénéfice esthétique. Grande manipulatrice des codes et des symboles, Madonna sait heureusement où et quand s'arrêter. Après cette parenthèse « à message », elle est revenue à ce qu'elle sait faire le mieux, soit un mélange de cultures urbaines - skate, hip-hop... - et d'imageries de cabaret. Elle a enchaîné ses succès, comme « Like a Prayer » ou « Into the Groove », accompagnée de danseurs en kilt. Oubliées alors les images de guerre et de destructions et place à la danse et aux tubes.
C'était tout ce que Bercy demandait hier soir. Madonna en met plein la vue au public français
PARIS (AFP) - Déluge de décibels, écrans géants, trapézistes, chorégraphies échevelées et messages pacifistes: les 15.000 fans venus assister mercredi soir au premier des quatre concerts que donne Madonna cette semaine à Paris-Bercy en ont pris plein les yeux et les oreilles.
A 21h00, les premières notes de "Vogue" retentissent dans un palais omnisports chauffé à blanc, où l'on aperçoit Pascal Obispo, Patrick Bruel, Jean-Paul Belmondo ou Jean-Paul Gaultier.
La salle est bondée, comme elle le sera jeudi, samedi et dimanche pour les trois autres concerts de l'Américaine. Car l'événement est de taille: les quatre dates parisiennes de Madonna font partie du "Re-Invention tour", sa première tournée mondiale depuis 2001.
Les deux écrans géants qui masquent la scène s'écartent et laissent apparaître la star. Bustier argenté, short et cuissardes noirs, Madonna interprète "Vogue" et "Frozen", deux tubes acclamés par le public.
Entre deux chansons, pas de répit. Puis la "Madone" sort la grosse artillerie. Bérêt et treillis verts, elle entonne "American Life" et s'avance sur une passerelle tendue au-dessus du public. Des danseurs l'entourent, habillés en nonne, en soldat ou en femme afghane recouverte d'une burqa. Derrière elle défilent des images d'hélicoptères, de tanks, d'explosions atomiques et d'enfants blessés, pas toujours du meilleur goût. Puis on aperçoit sur les écrans géants les sosies de George Bush et de Saddam Hussein, le premier posant la tête sur l'épaule du second.
Le "Re-Invention tour" porte bien son nom: à 46 ans, Madonna a changé. Elle est devenue adepte de la Kabbale, un courant ésotérique juif, et loin de ses provocations sexuelles des années 90, elle prêche maintenant la paix dans le monde.
Madonna pendant son concert mercredi à Bercy
PARIS (L'express.fr)Symbole de ses nouvelles obsessions mystiques, des mots en hébreu défilent derrière elle, ainsi que des images de Jésus et de la Vierge Marie. Sur un de ses T-Shirts, qu'elle lancera au public, on lit cette phrase au double sens pas très orthodoxe: "Kabbalists do it better" ("Les Kabbalistes font ça mieux").
Convaincante en bête de scène, Madonna l'est moins en "mère la morale". Ainsi cette reprise ampoulée de la chanson "Imagine" de John Lennon, devant des images d'enfants africains affamés. Une reprise qu'elle introduit avec une phrase standard déjà entendue en août à Manchester, Londres et Dublin, ses précédentes dates européennes: "Cette chanson a été écrite il y a 35 ans mais elle aurait pu l'être hier. L'histoire tend à se répéter".
Elle achève "Imagine" devant l'image de deux enfants, un Israélien et un Palestinien, bras dessus bras dessous.
Puis, retour au grand spectacle. Elle chante "Into the groove" accompagnée de musiciens habillés en Ecossais, kilt et cornemuse, devant l'image de son amie, la rappeuse américaine Missy Elliott.
Tournant sur elle-même comme un derviche, Madonna enchaîne les titres. Une heure quarante après "Vogue", le spectacle s'achève, sans rappel.
Après Paris, Madonna achèvera sa tournée par deux dates à Arnhem, aux Pays-Bas, les 8 et 9 septembre, puis deux autres au Portugal, à Lisbonne, les 13 et 14 septembre.
Madonna électrise ses 15 000 spectateurs à Paris
MONTREAL - (Associated Press)Madonna a électrisé les 15 000 spectateurs entassés hier soir au Palais Omnisports de Bercy, pour le premier de ses quatre concerts parisiens. Un show impressionnant de près de deux heures, impeccablement réglé.
Cheveux blonds frisés, bustier bleu à paillettes, short noir et bottes jusqu'aux genoux, Madonna a fait le poirier avant d'entamer son premier tube, Vogue.
La suite du spectacle a été une succession d'une vingtaine de décors et de tableaux créés par les écrans vidéos, sur lesquels défilaient des centaines de photos ou clips.
À 46 ans, la plus sexy des pop-stars a changé à plusieurs reprises de costume, apparaissant en pantalon et feutre noirs pour interpréter à la guitare Nothing Fails ou Imagine de John Lennon.
Il n'y a pas eu de rappel, les deux grands panneaux vidéos de la scène se refermant sur ces mots, thème de la tournée: Re-invent Yourself.
Santa Madonna prie pour nous
PARIS - (L'Humanité : Coll. Speciale de Victor Hache) Actuellement à Bercy, la star de la pop se fait prêtresse de la paix tout en prônant un étrange mysticisme religieux. Sa manière de se réinventer.
Saura-t-on un jour qui est Madonna ? Depuis ses débuts, il y a plus de vingt ans, elle ne cesse de se réinventer, transformant son image livrée en pâture à ses fans au gré de ses fantaisies. Elle est à Bercy pour quelques jours encore et affiche complet depuis plusieurs mois. Devant le Palais omnisports, c’est l’excitation des grands rendez-vous des concerts rock. Les places au marché noir sont proposées à 200 euros, tandis que les spectateurs les plus accros qui veulent garder un souvenir de Madonna s’arrachent les tee-shirts à l’effigie de Louise Ciccone vendus à prix d’or (40 euros ). Ils sont venus par milliers voir leur star en cette rentrée morose. Histoire de se changer les idées. À l’intérieur, c’est bondé. On a même vendu des places dans les angles morts des tribunes où le public, sur le côté de la scène, n’aperçoit que le profil de la chanteuse. Tous ont tenu à être là pour ce concert événement qui, durant quatre soirs, réunira au total 60 000 spectateurs. Parmi eux, il y eut la présence remarquée de Jean-Paul Belmondo, diminué par la maladie, qui après avoir descendu difficilement les marches pour rejoindre sa place, eut droit à un hommage digne d’un empereur romain par le public de la fosse. Instants d’émotion de voir cet immense acteur ainsi salué par la foule. Le spectacle pouvait commencer. Madonna peut être rassurée. Elle est non seulement la plus grande star de la pop actuelle mais elle continue d’entretenir avec la France des relations privilégiées. On se souvient de son show très sexuel au parc de Sceaux en 1987, où elle avait jeté sa petite culotte aux fans placés au parterre. Sa façon de faire comprendre qu’elle était une femme libre de vivre sa libido comme bon lui semble. Aujourd’hui, un brin assagie, elle force le respect grâce à un spectacle à l’américaine, réglé au millimètre, la situant loin devant ses rivales ( Britney Spears, Maria Carey, Céline Dion), qui ont toutes tenté, en vain, de l’imiter.
Celle dont on sait tout et rien reste un mystère doublé d’une redoutable " performeuse ". Toujours à l’affût de nouveautés, la chanteuse se métamorphose de nouveau avec sa tournée Re-Invention, dans laquelle elle revisite son répertoire mêlant chansons anciennes et tubes actuels. Elle y confirme ses talents de woman show évoluant au sein de (trop ?) nombreuses chorégraphies spectaculaires aux perpétuels changements de costumes. Un show où les images projetées sur écrans géants viennent renforcer une scénographie sans temps morts. Virtuelle, Madonna apparaît en robe rouge baroquissime, telle une déesse d’un autre temps, visage dissimulé derrière un voile de perles. Enfin, la voilà, cette fois bien vivante, sortie d’une trappe, chantant " Vogue ", entourée d’une armée de danseurs. Bustier laissant entrevoir des bras travaillés en salle de musculation, short moulant, bas résille et cuissardes, elle fait monter la pression avec le dansant Nobody Knows me (Personne ne me connaît). Elle interprète Frozen, puis disparaît, laissant place à des images plus tragiques, de guerre. Hélicoptères, mitrailleuses, enfants blessés ou victimes de la faim, elle chante American Life en treillis au milieu de danseurs soldats. Arpentant un pont métallique déployé au-dessus de la fosse dans laquelle le public tend les bras vers elle, la madone se fait militaire sur fond d’images de sang et de bombardements d’avion, où l’on aperçoit Bush et Saddam Hussein. En rangers, fusil à l’épaule et béret, elle dénonce les guerres qui, partout dans le monde, font des ravages. Au moment de l’intermède, on en profite pour installer un barnum. On jongle avec le feu, convoque une danseuse hindoue, un danseur de claquettes en costume blanc ainsi qu’un skate-boarder : " Est-ce que vous vous amusez bien ? " demande Madonna en français. Le public, chauffé à blanc, exulte. Elle qui, naguère, jouait du seul registre sexy (l’ouvrage photographique Sex) se fait aujourd’hui plus profonde. Privilégiant la spiritualité, elle a délaissé ses provocations sexuelles au profit d’une philosophie obsessionnellement religieuse depuis son adhésion aux croyances de la Kabbale. De l’aveu de la chanteuse, sa pop relèverait - depuis l’album Ray of Light - de cette mystique inspirée de l’ésotérisme hébraïque. La star - qui, dit-on, préfère le prénom d’Esther à celui de Louise - va même jusqu’à arborer sur scène un tee-shirt se référant aux bienfaits de la Kabbale, pour laquelle elle reverserait une partie des gains de la tournée au Kabbale Center.
Entre ses années passées à Pontiac, petite ville industrielle du nord des États-Unis, et la star internationale d’aujourd’hui, Madonna a beaucoup appris. Surtout, elle aura su utiliser toutes les facettes du music-hall pour traduire la société de son temps. Disco, pop, gospel, comédie musicale, rap, techno, elle est de tous les registres, dans un tourbillon de looks différents, qui ont fait d’elle la diva pop la plus intrigante et la plus exigeante. Chanteuse, actrice, femme d’affaires, mère de famille, elle se glisse dans chacun de ces rôles avec une extraordinaire manière de se renouveler. Elle, qui s’est toujours considérée comme " une vraie diablesse ", entend rester " la sale gosse numéro un ", attirant chaque fois un peu plus l’attention sur elle. Baisers lesbiens, déclarations féministes, mariage en Écosse, propos antiguerre. Madonna se veut frondeuse, scandaleuse, toujours rebelle au conformisme.
Devenue moins sulfureuse, elle semble avoir trouvé sa voie, oscillant entre fascination pour la religion et pensée pacifique. Sur scène, les images de figures liturgiques défilent. Saints, écritures hébraïques. Tout y passe pour exprimer le désir d’un monde de partage. Elle chante Like a Prayer, puis reprend Imagine de John Lennon. Hymne à la paix où les humains s’aimeraient enfin, à l’instar de ces deux enfants palestiniens et israéliens se donnant la main.
Récemment, elle s’était, d’ailleurs, déclarée émue après avoir vu le film de Michael Moore, Fahrenheit 9/11. C’est dire si Madonna a changé, faisant désormais preuve d’une plus grande maturité. Un show qui n’a pas exclu la fête pour autant, Bercy se transformant, à la fin, en gigantesque boîte de nuit sur les sonorités futuristes de Music et de Holiday. Le tout arrosé d’une pluie de confettis. Manière pour la Material Girl de donner un sens nouveau à sa vie. Une fois encore, l’icône Madonna prouve qu’elle est bien la figure de la pop la plus originale du moment.
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31/08/2004
Madonna attire 80 000 personnes au Slane Castle
Les Irlandais ont attendu pas moins d’une vingtaine d’années avant d’avoir la chance d’assister à un concert de Madonna et leur patience a été récompensée par une prestation magique au Slane Castle, dimanche soir.
La Madone a fait les délices de 80 000 fans en délire alors qu’elle a fait irruption dans la légendaire enceinte en émergeant du centre de la scène.
Première femme à être tête d’affiche au célèbre château, Madonna a ouvert le concert avec « Vogue ». Elle s’en est surtout tenue à ses grands succès. Des artistes comme U2, les Red Hot Chili Peppers et Robbie Williams ont déjà rempli le château dans le passé.
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10/08/2004
Un technicien se blesse en montant la scène de Madonna
MONTREAL (MusiquePlus) - Un technicien qui montait la scène pour un concert de Madonna au Earl’s Court de Londres s’est blessé dans un accident qui aurait pu avoir des conséquences graves.
L’homme aurait fait une chute de 30 pieds, vendredi, et se serait fracturé un bras et une jambe. Les deux concert n’ont pourtant pas lieu avant les 18 et 19 août prochains.
« Tout l’équipe, et plus particulièrement Madonna, est attristée par l’accident. Cependant, tout le monde souhaite qu’il se rétablisse complètement », a commenté le gérant de la chanteuse.
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31/07/2004
Les billets pour les concerts de Madonna s'arrachent au Portugal
LISBONNE (AP) -- Madonna fait recette au Portugal. Les tickets pour le concert de la star à Lisbonne se sont vendus si vite cette semaine que les organisateurs ont dû arranger en vitesse un deuxième show. Mais samedi, ce deuxième spectacle était déjà presque lui aussi complet.
L'organisateur de concerts Musica no Coracao a annoncé mercredi que Madonna se produirait le 13 septembre à Lisbonne. Les quelques 16.000 billets, vendus entre 61 et 151 euros, ont été écoulés en une dizaine d'heures.
Le promoteur a annoncé vendredi que la star donnerait un second concert le 14 septembre. Le lendemain, la quasi-totalité des billets étaient vendus, selon la FNAC portugaise. AP
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19/07/2004
Madonna de retour au Canada après 11 ans d'absence
(D'après PC) - Madonna a lancé une série de trois spectacles au Centre Air Canada de Toronto, hier soir.
La star de 45 ans a constamment fait réagir ses fans en se pavanant et se déplaçant sur la scène de la façon provocante qui lui est maintenant caractéristique. Le spectacle intitulé Re-Invention Tour est fignolé au quart-de-tour avec des chorégraphies, des danseurs, des changements de costumes et des performances très théâtrales.
La dernière présence de Madonna sur une scène canadienne remontait déjà à 11 ans. Elle a lancé à l'auditoire, comme il se devait, qu'elle était heureuse d'être de retour.
Madonna présentera son spectacle au même endroit ce soir et mercredi. Ces trois soirées sont les seules prévues en territoire canadien.
L'actuelle tournée de la Madonne se terminera à Lisbonne à la mi-septembre.
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Nouvelles : courtoisie de
Madonnatheque.
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