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MadonnaQuantcast

9/30/2008

Lancement officiel de la version mobile de LaMadonnatheque

QUEBEC (CyberMadonna) LaMadonnatheque disponible partout! En effet, depuis aujourd'hui, vous avez maintenant plus que jamais accès à votre site préféré dédié à Madonna sur le web : La Madonnatheque!

Grâce à votre portable ou mobile, ayez accès au site numéro Un en français, partout et à tout moment!

Avec votre portable tapez http://m.lamadonnatheque.com et ayez accès à une version simple du site de La Madonnatheque. Pour le moment, vous allez avoir accès aux dernières nouvelles publiées par le magazine électonique de la Madonnatheque : CyberMadonna.

Plus de nouveautés à venir! C'est à suivre... sur le pouce!

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9/28/2008

Madonna condamnée à 250.000 dollars d'amende

PARIS (Purepeople) Parce qu'elle avait dépassé l'horaire prévu lors de sa prestation au Wembley Stadium à Londres, Madonna a été condamnée à 250 000 dollars d'amende.

On ne rigole pas avec le réglement dans la capitale britannique ! Son concert devait débuter à 20h30, mais la chanteuse est arrivée avec plus de 30 minutes de retard, (comme à son habitude...) occasionnant ainsi une véritable pagaille à la sortie, métro et bus ayant cessé de circuler.

90.000 dollars de pénalité pour chaque quart d'heure de dépassement. On se demande comment ils font pour les matchs de football qui se terminent par des tirs au but !

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9/25/2008

Madonna immortalisée par LEGO

PARIS (StarAgora) À l’occasion du trentenaire de la figurine Lego, la marque de jouets a sorti une série limitée de jouets à l’image de célébrités, d’Amy Winehouse à Madonna en passant par le Victoria et David Beckham. Mais à qui sont destinés ces légos ? Aux adultes, aux ados , aux “adulescents” ou aux enfants sensibilisés aux peoples des leur plus jeune àge !

Pour fêter ses trente ans, la marque danoise, fondée par Ole Kirk Christiansen en 1934, a imaginé une série limitée de jouets à l’image de célébrités. Amy Winehouse a ainsi été représentée avec sa célèbre coupe de cheveux et ses tatouages sur les bras. La figurine de Madonna la montre ainsi vêtue du costume de sa tournée “Sticky & Sweet”.

Lego a aussi créé des figurines des deux couples célèbres : les Beckham et les Jolie-Pitt. La Spice Girl est représentée avec une robe très courte et ses lunettes de mouche tandis que le footballeur porte le maillot de l’équipe anglaise et une barbe de trois jours. Angelina Jolie est quant à elle affublée d’une bouche pulpeuse et du costume de Lara Croft, l’héroïne de Tomb Raider. Comme Brad Pitt, elle porte une mini-figurine de bébé.

Mais oh déception ! On apprend que ces figurines se sont pas mis en vente au public, les stars demanderaient beaucoup trop cher en royalties !

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9/17/2008

Madonna: "J'aime tout, je veux tout"

ROME (Le Journal du Dimanche) Elle est venue en tant que chanteuse à Rome avant d'entamer sa mini-tournée au Stade de France. Mais c'est Madonna la cinéaste que nous avons rencontré. Qui nous annonce qu'elle renonce à faire l'actrice mais compte poursuivre son expérience derrière la caméra. Sympathique. Son film, Obscénité et vertu sort mercredi dans les salles françaises...

Lundi après-midi, hôtel Regis. A croire que l'élégant palace romain a des prix sur la clim'. Dehors, un four. On est à deux pas de la Piazza de la Repubblica et son pavé défoncé par des travaux appelés à durer l'éternité. En fait, c'est comme si rien ici n'avait changé depuis Fellini Roma (1972) si ce n'est le goût pour les madonnes que l'on aime adorer désormais. Celle qui nous conduit ici est américaine et vient de donner un concert à guichets fermés, copie conforme de ceux qu'elle donnera dimanche et lundi prochains au SDF à Paris. La routine.

La nouveauté avec Madonna, 50 ans depuis peu, c'est au cinéma qu'il faut la chercher. Comme actrice, le 7e art a beau ne lui avoir jamais fait de cadeau, elle récidive comme réalisatrice. On n'attendait rien d'elle, or nous voilà plutôt surpris, agréablement. Obscénité et vertu, en dépit de son titre racoleur, est une petite comédie anecdotique, aux moyens modestes et aux personnages folkloriques qu'elle a su rendre attachants, même quand ils se font payer pour mettre des fessées dans des chambre d'hôtel à des clients... Un divertissement au parfum de comédie sociale anglaise, avec happy end (convenu) à l'américaine, mais ça passe. L'expérience lui a tant plu, qu'elle écrit déjà le prochain. Rencontre.

Votre film est une surprise, il montre des choses d'habitude assez loin de vous: des personnages chaleureux, des situations drôles, de l'humour...
...Si loin, vraiment, vous trouvez? Il y est pourtant question de musique, de danse, de mon amour des livres et de la littérature, tout ça est dans le film. Ma préoccupation pour les enfants qui souffrent aussi, etc., etc. Non, ce film c'est moi. Le prolongement de moi.

L'alternance de situations graves et très légères peut faire penser à quelques vieux films français que vous citez volontiers parmi vos influences (ndr, dans Le dernier numéro de Studio). Cléo d'Agnès Varda...
Cléo de 5 à 7? Oui j'adore, c'est brillant, mélancolique et amusant aussi dans un sens... La Nouvelle Vague!
"Je suis consciente que je peux être bonne... parfois!"


Vous avez un point commun avec la Nouvelle vague, vous êtes nées la même année!
(perplexe) Ah oui, si vous le dites...

Obscénité et vertu est un film modeste dans sa forme, sans budget délirant...
J'en avais jamais mis en scène avant, je ne voulais pas jeter l'argent par les fenêtres, ou faire perdre son temps aux gens. J'avais envie d'apprendre la réalisation sans la pression. Quand vous avez des stars au générique, tout le monde vous attend au tournant.

Qu'est-ce que vous préférez dans le processus de fabrication d'un film?
L'écriture. Et puis les répétitions. J'ai aussi participé au montage.

Le cinéma d'Abel Ferrara (avec qui elle a tourné, ndr) a pu vous influencer?
(L'évocation du cinéaste indépendant américain la renvoie à des souvenirs visiblement mitigés) Non... Ou alors pas de manière consciente. Ferrara était énorme durant les répétitions, il filmait tout. Le film avait déjà commencé à cet instant.

Quel type de réalisatrice êtes-vous?
Toujours aux aguets, obsédée par les détails. Complètement immergée.

Puisque il s'agissait d'une première fois, vous avez expérimenté le trac, la peur de mal faire?
Oui, lorsqu'on tournait en extérieurs, entre le directeur de la photo, le cadreur et quelques autres, tous si "macho english guys", qui tous avaient travaillé avec mon mari, je me suis dit "qui suis-je?", j'avais peur qu'ils ne voient que la chanteuse, qu'ils ne me respectent pas. J'examinais le cadre qu'ils avaient dessiné et je disais "non, je ne le vois pas du tout là" je redoutais qu'ils ne me prennent pas au sérieux. Tout ce que vous avez à faire alors, c'est montrer aux gens que vous savez ce que vous voulez. Si tu as les idées claires, ils te suivront.

Vous avez demandé conseil à votre mari?
Oui, et il m'a dit que le plus important était la confiance.

Un critique du Sunday Times de Londres dit que vous l'avez dépassé en termes d'ambition artistique.
(Petit sourire satisfait). Non, mon mari fait des films d'action, montés avec beaucoup de rythme, un cinéma très technique qui me passe au-dessus de la tête. Moi j'aime juste raconter des histoires, avec de l'émotion, des sentiments et ça ce sont des choses qui, lui, ne l'intéressent pas beaucoup.

Vous avez dit être "tombée amoureuse" de vos personnages. Sont-ils une projection de vous? Par exemple Eugène (il semble sorti d'un film de Kusturica, ndlr).
Eugène, c'est une sorte de philosophe punk-rock à l'esprit très ouvert qui aime bousculer l'ordre établi. Je me vois surtout beaucoup dans Holly, car je voulais être danseuse à son âge, lorsque j'ai débarqué à New York et qu'après des années de pratique j'ai compris que je ne vivrais jamais de ma passion.


Vous vous sentiez différente à l'époque? Vous étiez pourtant une parmi des milliers d'autres partageant le même rêve?
C'est vrai que j'étais une au milieu d'autres, mais le plus, c'est d'avoir eu un prof qui m'a fait sentir différente malgré tout, jusqu'à me persuader de poursuivre mon rêve jusqu'à New York.


Il y a aussi le personnage Juliette...
Oui, elle, de par sa jeunesse, sa relation à sa mère, elle porte en elle toute la douleur du monde, d'où son obsession de faire des choses pour sauver le monde. Il y a bien sûr des aspects de moi là-dedans.

Le film commence par une maxime d'Eugène disant: "L'humanité se divise en deux, ceux qui veulent le bien, ceux qui veulent le mal". Vous êtes de quel côté?
Je suis consciente que je peux être bonne... parfois! (elle éclate de rire).

"Je ne veux plus être actrice"

Quand samedi dernier en concert à Rome vous dédiez une chanson au pape (Like a virgin), c'est "bien" ou c'est "mal"?
(Sourire ingénu) "Obscénité et vertu"?

Vous semblez préférer le cinéma à la musique désormais...
Non, j'aime les deux sans distinction. J'aime tout. Je veux tout (rires). Et j'aurai tout.

Au cinéma, on ne vous passe pas grand-chose. Pourquoi est-ce, (ou pourquoi était-ce) plus difficile pour vous?
"Etait-ce". Car je ne veux plus être une actrice, jamais.

Pas de remake en vue de Casablanca donc, comme cela a été dit?
A moins que je reprenne le rôle de Bogart... Non, je me sens définitivement plus à l'aise derrière la caméra dans le rôle du conteur d'histoires. J'ai une persona (une incarnation, ndlr) trop forte pour être valorisée comme actrice.

Vous avez un souvenir du premier film que vous ayez vu au cinéma? Avec votre père sans doute?
(Elle réfléchit longuement) Oh non, je n'ai pas souvenir que mon père nous ait jamais emmenés au ciné... C'est plus tard, au collège, il y avait un cycle "cinéma étranger" et c'est là que j'ai entendu parler de Fellini, Antonioni, Visconti, Godard, Resnais, Truffaut...

Pour vous, le chef d'oeuvre absolu issu de ce cinéma-là?
La Strada de Fellini.... Les premiers films de Roman Polanski. Il y a aussi ce film que j'ai vu il y a très longtemps, comment ça se prononce déjà... L'Atalante?

De Jean Vigo.
Avec Dita Parlo, dont j'ai emprunté le nom dans mon livre (Erotica, 1992, un recueil de photos, ndr). C'était devenu mon pseudonyme.

J'ai un cadeau pour vous... Quelque chose de très italien et de très cinématographique...
Qu'est ce que c'est? Un film? (elle prend le paquet du bout des doigts, vaguement inquiète) Un tablier! (Elle le déplie, il représente le couple Mastroianni-Ekberg dans la fontaine de Trevi). Fantastique, oh mon Dieu, regardez ça! (s'adressant à son assistante) Je le mettrai pour cuisiner. Ou je peux aussi le porter comme un costume. Avec rien en dessous.

Propos recueillis par Carlos GOMEZ, à Rome

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9/12/2008

Madonna fait l'éloge de Carla Bruni

PARIS (PurePeople) Il est rare que Madonna s'exprime. Il est encore plus rare qu'elle parle de politique Française. Alors quand elle le fait, et qu'en plus, elle ne tarit pas d'éloges sur la Première dame de France, il semble difficile de passer à côté...

Car en plus d'avoir charmé le monde entier, l'effet Carla a aussi fonctionné sur Madonna. "Carla est bien. Votre président a fait un bon choix", déclare-t-elle dans les colonnes de L'Express Styles.

Qualifiant l'ancienne vedette des podiums de "belle femme", la Madonne parle de la France et de son français, puis ajoute quelques phrases sur l'éducation de ses enfants, Rocco 8 ans, et Lourdes, 12.

Maman, artiste, observatrice et fan de Carla, décidément, la Madone est sur tous les fronts !

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9/09/2008

4 Minutes la chanson la plus achetee

QUEBEC (CyberMadonna / source: Canoe) La chanson de Madonna, 4 Minutes (To Save The World) avec Justin Timberlake à été la chanson la plus téléchargée de façon légale en 2008. Le premier extrait de l'album "Hard Candy" de la célèbre chanteuse à été achetée et téléchargée par pas moins de 126 600 utilisateurs!

Selon SoundScan ,18 chansons ont été téléchargées plus de 50 000 fois! Inutile de se priver d'une chanson qu'on adore quand elle ne coûte presque rien. Visiblement, les consommateurs canadiens sont disposés à acheter des chansons à la pièce.

Des titres de Madonna, Katy Perry et Leona Lewis ont dépassé les 100 000 téléchargements payants depuis leur mise en ligne.

Au total, 18 chansons parues en 2008 ont franchi la barre symbolique des 50 000 téléchargements payants, selon le palmarès canadien SoundScan.

Sauf exception, les chansons sont vendues dix fois moins cher que les albums.

Mais même en divisant par dix le total des chansons les plus vendues, toutes celles se trouvant dans le top 10 afficheraient de meilleures ventes que les albums qui occupent les positions 6 à 10 du classement des albums les plus vendus.

Après avoir dû se procurer durant des années des albums qui contenaient deux ou trois bonnes chansons et une dizaine de titres insignifiants, le consommateur est devenu sélectif.

Il se procure ce qu'il l'intéresse et seulement ce qu'il l'intéresse.

Cliquez sur l'image pour le total des 10 meilleurs vendeurs.

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9/08/2008

Madonna dédie «Like a Virgin» au pape

MONTREAL (Showbizz.net) Madonna, qui a déjà été accusée par le Vatican d'avoir présenté l'un des spectacles les plus sataniques de toute l'histoire, a dédié sa chanson «Like a Virgin» au pape Benoît XVI lors d'un concert qui a été présenté à guichets fermés à Rome, samedi.

«Je dédie cette chanson au pape car je suis une enfant de Dieu. Vous êtes tous des enfants de Dieu», a-t-elle lancé à l'auditoire composé de 60,000 personnes.

Les médias italiens ont encensé la performance électrique de la star mais ont qualifié les propos de Madonna de «provocation surprise».

En 2006, Madonna avait mis en scène une fausse crucifixion lors d'un concert donné à Rome, suscitant la colère du Vatican, qui y voyait un geste blasphématoire. Le clip de «Like a Prayer», riche en symbolisme religieux, ainsi qu'un autre spectacle de la chanteuse avaient également enragé les autorités catholiques.

Source: Reuters.

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9/03/2008

Madonna à la première du film de son mari

PARIS (News-de-Star) La chanteuse Madonna a fait attendre son époux le réalisateur Guy Ritchie le jour de la première de 'RocknRolla', son dernier film et est arrivée juste avant le générique du début.

Madonna a pris du temps sur sa tournée 'Sticky and Sweet' pour apporter son soutien à son mari. Dès l’arrivée de la diva, le couple a donc pu parcourir le tapis rouge main dans la main.

Le réalisateur, qui a prévu deux suites à son film, a expliqué qu’il n’était pas surpris par le manque de ponctualité de son épouse. Il a déclaré: « Elle m’a dit qu’elle arrivait dans une demi-heure, mais quoi qu’il arrive, elle est toujours en retard. Il faut toujours prendre le temps qu’elle annonce et le multiplier par deux. »

Pas tous les jours facile de vivre avec une diva !

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Madonna ouvre les portes de son jardin-secret

PARIS (PurePeople) La chanteuse, comédienne et réalisatrice américaine Madonna a une actualité des plus débordantes actuellement, et qui se poursuivra dans les mois à venir.

Effectivement, la superstar qui vient de fêter ses 50 ans et qui était hier avec son mari à l'avant-première londonienne de Rock N' Rolla, enchaîne une tournée mondiale — Sticky and Sweet Tour —, et va sortir dans les semaines à venir pas moins de deux films — Obscénité et Vertu (voir la bande-annonce), en salle dès le 17 septembre, et son documentaire sur le Malawi intitulé I am because we are, qui sera visible dans quelques mois.

Une accumulation d'événements qui donne l'occasion au magazine de cinéma Studio de s'intéresser à la mystérieuse star, d'entrer dans son intimité, et de lever le voile sur son univers et ses inspirations.

En effet, dans son prochain numéro à paraître, le mensuel dédié au septième art a non seulement choisi La Madone pour apparaître en couverture de son numéro de rentrée (très belle cover d'ailleurs), mais surtout, la superstar a ouvert son appartement new-yorkais au magazine, avec vue dégagée sur Central Park. Elle lui a confié ses goûts en matière de cinéma (y compris les films de son mari Guy Ritchie !) et son impressionnante connaissance de la production française. Elle a ouvert aussi tout son musée imaginaire, ses peintres favoris, les photographes, les écrivains, les musiciens qu'elle aime et qui ont influencé sa vie et son oeuvre. Le tout, pour une exclusivité mondiale.

Alors si vous désirez entrer encore plus dans l'intimité de l'une des plus grandes stars du siècle, rendez-vous en kiosque dès le 10 septembre !

Photo: gracieusté de La Fabrique Du Film

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9/02/2008

Madonna, la solitude au sommet

GENEVE (LeTemps.ch) LEGENDE. L'idole américaine donne samedi son seul concert suisse. Qu'est-ce qui fait d'elle une exception depuis vingt-cinq ans?



• 1984

Une jeune fille impose ses dentelles, ses chignons de tissu et ses colifichets simili-chrétiens dans un tube dégingandé, «Like a Virgin». Quelques mois plus tôt, Louise Ciccone, née le 16 août 1958, a débarqué à New York de sa banlieue du Michigan. Elle sert dans les bars. Vit la nuit. Ronald Reagan est à Washington, l'Amérique sort juste d'une terrible récession. Et cette fille de l'immigration italienne, qui rote à tout bout de champ et vise à devenir «Michael Jackson au féminin», s'apprête à régner. En 2008, elle tourne encore. Témoin d'une époque à jamais révolue. Avec les transformations radicales de l'industrie du disque, mais aussi celle de la société en général qui n'accorde plus autant de marge de manœuvre aux stars de la pop, il semble que plus jamais il n'existera de place pour une nouvelle Madonna.

• La femme

C'est une femme. Cela ne fait pas un pli. Au début des années 80, il existe encore très peu de chanteuses dans la pop music dont le succès égale celui des hommes. Elles sont interchangeables, toujours considérées comme les outils d'une industrie machiste. La première productrice de Madonna, Camille Barbone, se souvient de ces réunions de managers caricaturaux, avec cigares et bedaine, qui ne prenaient pas au sérieux une post-adolescente à l'allure punk.

Madonna fait du combat féministe la seule constante de son parcours sinueux. Lutte paradoxale pour la réappropriation du corps par la masturbation - la scène de joie solitaire sur un lit, lors de la tournée Blond Ambition, reste un haut fait. Prise de pouvoir par le sexe, donc. Le cas Madonna fait débat chez les féministes, qui considèrent parfois que les références obsessionnelles à la pornographie (le film In Bed With Madonna, le livre Sex) ne font que reproduire l'archétype de la bimbo libidinale.

Quoi qu'il en soit, la chanteuse invente un nouveau statut, celui de pop star au féminin, cheffe d'entreprise et maîtresse de sa propre destinée. Ni Britney Spears, ni Céline Dion, ni Rihanna ne reprendront le flambeau du féminisme offensif.

• Les tabous

C'est que l'époque a changé. Là où l'on pourrait penser que le XXIe siècle naissant offre davantage d'espace à la subversion pour les pop stars, c'est l'opposé qui prévaut. Les scandales liés à des stars sont soit l'effet du hasard, de la manipulation niaise (le sein dénudé de Janet Jackson en finale du Superbowl), ou alors de l'intimité nauséeuse (Paris Hilton à cheval sur son ami dans une vidéo volée, Amy Winehouse sur une civière après un malaise).

Une stratégie de la provocation par le tabou rompu. Marquée par la mort précoce de sa mère, une catholique fervente, Madonna intègre tous les signes de la dévotion et de son renversement rebelle. Dans le clip de Like a Prayer, en 1989, elle fait l'amour avec un Christ noir devant un champ de croix en feu. En 2006, elle pose sur un crucifix géant recouvert de brillants, dans la tournée Confession. Elle utilise au fond l'attirail du sacré autant pour choquer à moindres frais que pour affronter les limites de la société américaine.

De même pour la sensualité arrogante, le soutien à la communauté homosexuelle, les quelques prises de position politiques contre Bush et la guerre en Irak, Madonna est la chanteuse pop qui a su le mieux calculer ce qui pouvait être acceptable du plus grand nombre sans renoncer à sa soif d'expression. Et la mise en scène de l'intime, la culture du blog, qui animent notre temps, la dépassent légèrement. L'épisode de son adoption tumultueuse au Malawi, qui a rempli les tabloïds anglais pendant des semaines, lui a laissé un arrière-goût de perte de contrôle. «Je ne révèle que ce que je veux révéler», déclare-t-elle un jour.

• L'argent

Madonna ne connaît qu'un rival sur le plan commercial, Michael Jackson. Dans la première décennie de sa carrière, son label Warner engrange grâce à elle plus de 12 milliards de dollars, pour 70 millions d'albums vendus. C'est l'âge d'or du disque compact. Elle fonde son propre label, Maverick, qui produit autant une artiste noire d'avant-garde, Meshell Ndegeocello, qu'une bécassine à guitare, Alanis Morissette.

De plus, les activités annexes de la chanteuse (ses films, son livre Sex qui s'écoule à plus d'un million d'exemplaires en quelques jours, ses contes pour enfants) en font une milliardaire sans complexes. Le journaliste anglais Barney Hoskyns la décrit au début de sa trajectoire comme «une de ces yuppies qui érigeaient la cupidité en règle morale». Fille des années 80 et du disque florissant, elle détient un pouvoir que plus aucune des jeunes starlettes de l'industrie ne peuvent aujourd'hui revendiquer. Les albums qui se vendent à près de 20 millions d'exemplaires - jauge par laquelle on estimait la qualité de pop star jusqu'à Britney Spears - sont désormais des incongruités. Le disque Back to Black d'Amy Winehouse, le plus vendu en 2007, vient tout juste d'atteindre les 10 millions d'exemplaires écoulés.

En 2007, libérée de son contrat avec Warner, elle signe pour Live Nation, un organisateur de spectacles qui lui envoie un chèque de 120 millions de dollars. Tout se juge désormais à l'aune de la performance et du gigantisme. La quinquagénaire espère désormais dépasser son record précédent sur la route. Plus de 200 millions de dollars pour donner de la voix quelques semaines. Quand les majors du disque sont saisies d'une irrépressible panique face à la chute régulière de leurs ventes, Madonna semble être encore la dernière à surfer sur une économie dont les grands patrons de la musique se souviennent avec mélancolie.

• La musique

Et si, au fond, c'était dans l'art qu'il fallait chercher les vraies raisons de l'exception Madonna? A jamais sous-estimée, décrite comme une opportuniste sans don réel, Madonna a su pendant vingt-cinq ans coaguler des forces de l'underground dont elle est l'héritière. Dans le Manhattan de la fin des années 70, elle côtoie autant le milieu de la disco que celui du rap naissant. Elle sort avec Jean-Michel Basquiat, côtoie Andy Warhol. Danseuse impressionnante, elle rejoint la compagnie d'Alvin Ailey, puis celle de Pearl Lang.

Tout au long de son parcours, elle multiplie les collaborations inattendues, opte pour des créateurs encore méconnus. Jean-Paul Goude réalise ses clips; Gautier ses costumes. Et ses producteurs, de William Orbit à Mirwais, ne sont pas en général les tâcherons globalisés dont les pop stars se servent à tour de rôle. Quant à ses spectacles, ils multiplient les références à Fritz Lang, Tamara de Lempicka, la poétesse Anne Sexton.

«Je suis l'art», a coutume de répéter une Madonna qui se voit d'abord comme la somme des fantasmes et des virages de son temps. Changeante et imperturbable, Louise Ciccone continue de réaliser une œuvre grandiose, imparfaite, qui oscille entre le risque pris et l'assurance du retour.

Lucy O'Brien, «Madonna» (éd. Presses de la Cité, 479 p.). Nouvelle biographie très complète.
-coll.speciale : Arnaud Robert (LeTemps.ch)

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Revivez l’histoire du look de Madonna en 50 photos


PARIS (StarAgora) Madonna c’est l’histoire de la mode de ces 30 dernières années à elle toute seule.
A l’occasion de ses 50 ans, le site People nous invite à feuilleter l’histoire du look de Madonna à travers 50 photos.

Un fantastique DIAOPORAMA qui nous fait voyager au coeur de la carrière de cette chanteuse pas comme les autres…

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